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          • Des Idées au Fonds - vendredi 15 février à 18h30

          • Rencontre avec Matthieu Poirier
          • Matthieu Poirier © Hugard & Vanoverschelde
          • Échos paysagers et pièges pour l’œil
             

            Matthieu Poirier, historien de l’art spécialiste des questions liées à l’abstraction, vous donne rendez-vous pour une rencontre autour des artistes actuellement exposés au FHEL : Joan Mitchell et Jean‑Paul Riopelle.

            Docteur de l’Université Paris-Sorbonne, où il a enseigné, il est professeur d’histoire de l’art à l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy. Il a été le commissaire de nombreuses expositions comme « Suspension » (Palais d’Iéna), « Dynamo » (Galeries nationales du Grand Palais), « Hans Hartung » (Perrotin New-York), « Artur Lescher » (Palais d’Iéna), « Soto » (Musée Soulages), « Spectres » (Roesler Hotel, Sao Paulo) et le conseiller scientifique d’expositions au musée d’art moderne, au Museo Reina Sofia, au Museum Louisiana ou encore au Palais de Tokyo.

            Au sortir de la 2e guerre mondiale, Mitchell et Riopelle, de même que Hartung, Rothko, Frankenthaler et bien d’autres, reconduisent sur le terrain de l’action painting et de l’abstraction lyrique ou automatiste certains éléments esthétiques de l’impressionnisme de Turner ou Monet, tels que certains phénomènes lumino-atmosphériques inhérents au paysage naturel. Car une transition s’est opérée : depuis les années 1910, la désaffection du paysage, genre figuratif, est concomitante au déploiement d’une large part de l’art abstrait.

            À partir de la fin des années 1940, le tableau résulte désormais d’une distribution gestuelle – plus contrôlée et systématique qu’il n’y parait – de formes, de matières et de couleurs. L’œuvre est désormais un champ ouvert au sein duquel le regard erre d’une trace à l’autre. Tourbillon, dissolution et éclatement kaléidoscopique de la composition font naître, pour reprendre l’expression de Paul Virilio, des « paysages d’événements » ou, pour citer cette fois Pierre Schneider, des « pièges pour l’œil ». Tout objet ou structure stable disparaît au profit de la trace dynamique et modelée de l’action, tout autant qu’au profit d’un spectateur se projetant, le temps de la contemplation, au cœur de l’action.
             

            Rendez-vous à l’accueil.
            Rencontre gratuite. Sans réservation, dans la limite des places disponibles.

          • Publiée le 06/02/2019

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